Le Groupe d'Australie

Lutter contre la prolifération des armes chimiques et biologiques. Renforcer la sécurité mondiale

GROUPE AUSTRALIE

7 juin 2013

Communiqué de presse du président de l’assemblée plénière 2013 du Groupe d’Australie

L’accumulation de preuves de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie démontre l’importance du Groupe d’Australie, dont l’assemblée plénière annuelle, organisée par le gouvernement français à Paris et présidée par l’Australie, s’est clôturée aujourd’hui. Le Groupe d’Australie rassemble un ensemble de pays qui, sur une base volontaire et coopérative, souhaitent empêcher la circulation de technologies et de matériels susceptibles de contribuer à la création ou à l’acquisition d’armes chimiques et biologiques par des États ou des groupes terroristes.

Suite à la publication, le 28 janvier 2013, d’un communiqué de presse exprimant sa préoccupation quant à la situation en Syrie, le Groupe a réitéré qu’il estimait que les armes chimiques en Syrie continuent de poser un grave risque de déstabilisation du Moyen-Orient et constituent une atteinte aux normes internationales de non-prolifération. C’est avec la plus grande inquiétude que les membres du Groupe d’Australie notent la multiplication de preuves de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et le risque d’un emploi généralisé, et à plus grande échelle, de ces armes. La menace que représente l’utilisation d’armes chimiques contre le peuple syrien justifie la nécessité de l’éradication totale de ces armes et de l’adhésion universelle à la Convention sur les armes chimiques.

Le Groupe d’Australie souligne que l’utilisation d’armes chimiques, quelles que soient les circonstances, est inacceptable et contraire aux normes juridiques de la communauté internationale. Le Groupe a appelé au soutien de la mission des Nations unies chargée d’enquêter sur les allégations d’emploi d’armes chimiques en Syrie.

L’assemblée plénière du Groupe d’Australie a exhorté toutes les parties au conflit syrien à renoncer aux armes chimiques et à leur utilisation en toutes circonstances, ainsi qu’à prendre les mesures nécessaires pour détruire tous les stocks d’armes chimiques. D’ici là, la Syrie doit fournir à la communauté internationale des garanties quant à la mise en sécurité de ses stocks d’armes chimiques.

Se fondant sur l’appel lancé lors de l’assemblée plénière de 2012, les membres du Groupe d’Australie ont souligné l’importance pour tous les pays de redoubler de vigilance concernant l’exportation de biens à double usage vers la Syrie, susceptibles d’être utilisés pour fabriquer des armes chimiques ou biologiques, et de soumettre de telles exportations vers la Syrie à une surveillance renforcée.

Au cours de la séance plénière, les experts présents ont poursuivi leur examen des listes de matières chimiques ou biologiques soumis à un contrôle à l’exportation. Les listes à jour, ainsi que les lignes directrices du Groupe d’Australie, sont disponibles sur le site web : www.australiagroup.net. Les participants ont noté que les listes de contrôle du Groupe sont servent de plus en plus souvent de références en matière de bonnes pratiques de contrôle des matières chimiques et biologiques sensibles à double usage et des équipements et technologies incorporelles connexes.

L’édition 2013 de cette assemblée a également permis aux experts en matière de licences d’exportation et de mise en application de partager leurs expériences et d’échanger des informations sur la prévention de la prolifération de matières chimiques et biologiques sensible à double usage, et d’équipements connexes. Dans le même temps, les participants se sont engagés à s’assurer que les contrôles à l’exportation n’entravent pas les échanges commerciaux et la coopération technique légitimes dans les secteurs chimique et biologique.

Le Groupe a poursuivi le processus d’évaluation du risque de prolifération lié aux technologies nouvelles et émergentes, dans le but d’identifier les produits et équipements susceptibles de devoir, à terme, être intégrés dans les listes nationales de contrôle des exportations. Le Groupe s’est plus particulièrement intéressé aux progrès récents en matière d’agents chimiques, ainsi qu’aux avancées réalisées dans les domaines des sciences de la vie, des nanotechnologies et des équipements de fabrication de produits chimiques et biologiques à double usage.

Les participants du Groupe d’Australie ont convenu de renforcer leur coopération en échangeant davantage d’informations relatives au contrôle des visas, ainsi qu’à leur expérience en matière de mise en œuvre de dispositions générales et d’autres mesures, afin d’accroître l’efficacité du Groupe.

Les participants ont aussi réitéré leur engagement à sensibiliser les secteurs industriels et universitaires au travail du Groupe, notamment aux contrôles visant à empêcher la prolifération et le transfert de technologies incorporelles sensibles et les services de courtage en la matière.

Le Groupe a par ailleurs examiné la possibilité d’accueillir de nouveaux membres ayant officiellement exprimé le souhait d’adhérer au Groupe d’Australie.

Le Groupe d’Australie a convenu de poursuivre activement son programme de dialogue et d’ouverture à l’international en 2013-2014, en vue d’une adoption plus large des listes de contrôle à l’exportation et des pratiques établies par le Groupe d’Australie, afin d’intensifier les efforts pour empêcher la prolifération d’armes chimiques et biologiques.

Pour de plus amples informations sur le Groupe d’Australie, rendez-vous sur : www.australiagroup.net/fr.